Pas de moustique tigre dans ma commune
Présent dans le canton depuis 2022, le moustique tigre est une espère invasive dont les densités restent encore sous contrôle grâce aux mesures de lutte mises en place dès 2020. Les communes jouent un rôle clé pour limiter son expansion et protéger la santé et la qualité de vie des citoyens. Elles identifient et annoncent une personne référente au Canton.

Le moustique tigre est vecteur de maladies comme la dengue, le virus zika ou le chikungunya. Le risque de transmission dans le canton est encore faible mais des épidémies locales ne sont pas exclues si les populations de l’insecte augmentent. Par ailleurs, le moustique tigre pique de jour, de manière très agressive et répétée, ce qui en fait une nuisance majeure là où il est installé.
Autorités et particuliers
Face à cette réalité, autorités et particuliers ont chacun un rôle à jouer pour limiter son expansion et protéger la santé et la qualité de vie des citoyens. L’objectif des autorités cantonales et communales est de contrôler les densités de moustique tigre, de surveiller l’évolution de la situation et d’éviter la transmission locale de maladies. Il s’inscrit dans le plan fédéral de réduction du risque de maladies liées au moustique tigre.
L’aide de la population est indispensable pour supprimer les lieux de ponte et identifier les débuts d’installation. Elle permet d’agir aussi dans les lieux privés où l’essentiel des installations ont lieu. Pour faciliter la communication aux habitants, le Canton a mis à disposition des outils de communication pour les Communes.
Bon à savoir : 80% des populations de moustiques tigres se développent dans les zones privées et 20% dans les lieux publics
Deux gestes simples sont à réaliser sur le territoire public et à promouvoir pour les zones privées :
- Empêcher la ponte : éliminer tous les lieux favorables, soit les petits volumes d’eau inerte, coupelles d’eau, vieux pneus, trous dans les murs, récipients abandonnés non couverts, arrosoirs, etc
- Signaler tout moustique actif de jour sur la plateforme nationale www.moustiques-suisse.ch.
Situation dans le Canton
Au début de la saison 2026, le canton de Vaud recense :
- Des populations établies les communes de Bussigny, Crissier, Lausanne, Mont-sur-Rolle, Nyon, Rolle et Vevey ;
- Des populations en cours d’installation à La Tour-de-Peilz, Montreux, Prilly, Pully et Renens;
- Des signalements uniques à Cheseaux-Noréaz, Denges, Noville, Prangins.
Lors des campagnes précédentes, plusieurs communes (Bourg-en-Lavaux, Trélex et, plus récemment, Préverenges) ont pu se défaire du moustique tigre, ce qui confirme l’utilité et l’efficacité des mesures préventives.
Responsabilités
Les Communes sont responsables de la lutte sur leur territoire avec un rôle d’information et de répondant direct à leurs administrés, avec l’appui du Canton pendant les premières années.
Le Canton assume un rôle décisionnel, de coordination et de référent pour les Communes en cas de questions sur la stratégie de lutte contre le moustique tigre.
Le Canton propose des outils de communication pour soutenir les communes : une vidéo, un flyer, des visuels et pictos et, plus récemment deux versions d’affiche (déchetterie, pilier public p.ex.), l’une pour l’ensemble des communes et l’autre pour les communes où le moustique tigre est installé (voir en fin d'article).
En début de saison, le Canton identifie les communes où il est nécessaire de former un employé communal pour l’obtention du permis de traiter avec le VectoMax. Dans ce cas, le Canton finance la formation qui autorise le traitement avec un larvicide pour partie et enseigne la pose ainsi que le relevé des pièges pondoirs de monitorage.
Monitorage
Actualité : en prévision de la campagne estivale, les Communes mettent à disposition du Canton à disposition un employé communal rapidement joignable pour le cas où le moustique est déclaré et que des mesures doivent être mises en place.
Les campagnes de monitorage annuelles ont lieu de mai à octobre pour partie dans des communes touchées par la présence du moustique tigre ou présentant un risque d’introduction.
Des pièges pondoirs (ou ovitrapes) sont répartis dans des lieux susceptibles d’attirer des femelles prêtes à pondre et analysés toutes les deux semaines. D’autres peuvent être posés en cours de saison en cas de signalement positif.
En cas de relevé positif, le responsable du réseau moustique suisse avertit le Canton et la Commune qui met une surveillance en place. En fonction de l’évolution, un traitement peut être effectué par les autorités à l’aide d’un larvicide biologique à action ciblée, sans impact sur le reste de l’environnement, et la surveillance est accrue.
Traitements larvicides
Ce traitement n’est jamais préventif. Ces traitements visent à détruire les larves. Il existe deux cas de figure :
- Le traitement du domaine public par les autorités, effectué par un employé communal titulaire d’un permis de traiter dans le cadre des mesures de monitorage et de prévention.
- Le traitement des zones privées par les particuliers à des conditions très précises et, sous l’aiguillage des communes concernées qui exercent un rôle important d’information à leurs administrés.
Attention : les traitements avec des insecticides du commerce sont très nocifs pour la faune et donc totalement déconseillés.
Traitement par les particuliers
Les particuliers peuvent traiter les larves à leur domicile si toutes ces conditions sont réunies :
- Le moustique tigre est considéré comme installé dans la commune (voir situation dans le canton) – le traitement n’est jamais préventif.
- Durant la période de développement des populations de moustiques tigre (mai à octobre)
- Dans les endroits difficiles d’accès (ex. descente de chenaux, accumulation d’eau sur les balcons/terrasses…)
- Une fois que les lieux de ponte (gites) environnants ont été complètement éliminés.
- Avec le larvicide Vectobac, en respectant le mode d’emploi et le dosage.
Procédure
- La Commune informe sur l’obtention du VectoBac et son mode d’emploi (Voir le flyer « mode d’emploi du Vectobac » dans la documentation), ainsi que sur les gestes pour supprimer les gîtes.
- A noter qu’un sachet de 50g de Vectobac par habitation est suffisant pour couvrir les traitements durant toute la saison. Les communes qui le souhaitent peuvent choisir de l’offrir à leurs administrés.
Contacts pour les Communes uniquement
Direction générale de la santé (DGS)
Office du médecin cantonal - Maladies transmissibles
Alexandra N’Goran (alexandra.ngoran(at)vd.ch), médecin épidémiologiste
Direction générale de l’environnement (DGE)
Biodiversité
Daniel Cherix (daniel.cherix(at)unil.ch), responsable romand du réseau moustiques suisse
Direction générale de la santé (DGS)
Pour en savoir plus
Le site www.vd.ch/moustique-tigre fournit toute l’information utile. En particulier
Contact
Direction générale de la santé (DGS)
Office du Médecin cantonal
Avenue des Casernes 2 – 1014 Lausanne
www.vd.ch/moustique-tigre

