Lutte contre les plantes exotiques envahissantes

Les communes sont confrontées à la prolifération des espèces de plantes exotiques envahissantes (PEE). Dans ce contexte, elles sont appelées à faire face aux enjeux de santé publique, de coûts supplémentaires de gestion des espaces verts, de dommages qu’elles peuvent occasionner aux infrastructures ou à la biodiversité.

Les laurier-cerise, autrefois vendus et plantés dans le canton, colonise aujourd’hui plusieurs forêts vaudoises (©DGE-Romain Savary) Les laurier-cerise, autrefois vendus et plantés dans le canton, colonise aujourd’hui plusieurs forêts vaudoises (©DGE-Romain Savary)
Publié le 16 mars 2026

La lutte contre des espèces exotiques envahissantes déjà installées est généralement extrêmement coûteuse et en fonction du niveau d’invasion ne permet que rarement l’éradication de l’espèce. Il est donc nécessaire d’agir préventivement en interdisant, pour les espèces dont on sait qu’elles causent des dommages avérés, leur vente dans les jardineries. Tant la Confédération (ODE, annexe 2.1 et 2.2) que le Canton ont adapté leur cadre légal dans ce sens (art. 33 RLPrPNP, annexe 5)

Bilan du contrôle de l’interdiction de vente de 2025

En 2025, avec le soutien et la collaboration de Jardin Suisse, un contrôle de quelque 60 espèces interdites de vente a été effectué dans tout le canton. Sur 88 points de vente contrôlés :

  • 75 surfaces n’avaient aucune PEE à la vente
  • 13 surfaces avaient une ou plusieurs espèces de PEE en vente

Les points de vente identifiés comme non conformes ont été priés de se mettre en conformité et un nouveau contrôle sera conduite en 2026.

Obligation d’entretien des surfaces envahies par des PEE et interdiction de plantation

En application du droit fédéral et cantonal, chaque propriétaire est tenu d’éviter que des plantes exotiques n’envahissent progressivement la nature environnante par dispersion de leurs graines ou de fragments de plantes. La taille de PEE doit intervenir avant fructification des plantes et leur évacuation faites selon les directives communales en la matière. Les communes jouent un rôle clé dans le rappel des exigences légales, notamment celle de l’interdiction de planter des espèces figurant sur l’annexe 5 du RLPrPNP  et dont le non-respect peut occasionner une amende d’ordre de 150.-

Subvention pour le remplacement des laurelles

Dans cette optique, une subvention cantonale est mise à disposition des communes et des propriétaires privés souhaitant remplacer les haies de laurelles (Prunus laurocerasus) par des haies vives composées d'arbustes indigènes diversifiés.

Cette aide financière, versée sous forme de forfait, contribue à la couverture des coûts d’arrachage et de remplacement. Elle s’élève à 60.- CHF par mètre linéaire tant pour les surfaces publiques que privées.

Pour le choix des essences de remplacement, la fiche C3 « Haies vives et cordons boisés indigènes – plantation et entretien » de la Boîte à outils pour les communes constitue une ressource utile.

Un jardin ou un espace vert géré en respectant la biodiversité, qui accueille un grand nombre d’espèces diversifiées, majoritairement indigènes, reste le meilleur des freins aux invasions et à la prolifération de nouvelles espèces exotiques. JardinSuisse prodigue également des conseils en la matière.


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Espèces exotiques envahissantes