Réfugiés en EMS : quand apprendre le français change des vies

Depuis mars 2025, le Centre social d’intégration des réfugiés (CSIR) expérimente un projet pilote aussi simple qu’efficace : des personnes réfugiées bénévoles dans un EMS, pour pratiquer le français — et bien plus encore.

Accompagner une résidente jusqu’à un atelier, participer au brunch du jeudi, lire le programme d’animation à voix haute : à l’EMS Tertianium Byron de Villeneuve, 26 réfugiées et réfugiés donnent de leur temps depuis mars 2025, à raison de deux à trois heures par semaine. Sans s’occuper de soins, mais en apportant quelque chose d’aussi précieux : du lien, de la conversation, une présence interculturelle.

« Un engagement gagnant-gagnant », résume Charlotte Mosquera, responsable du CSIR. Les bénéficiaires — dès le niveau A1.2 — ont gagné en confiance, progressé en français, découvert un premier environnement professionnel suisse. L’EMS, lui, a enrichi sa vie collective.

Seize heures de bénévolat par semaine, une présence de 100% en décembre 2025 : les chiffres parlent d’eux-mêmes. La collaboration avec l’EMS Byron se poursuit, avec l’ambition de pérenniser — et d’élargir — ce modèle d’intégration pionnier.

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